Confrérie des Pirates du Caquelon

Missive retrouvée au fond d'un coffre

La confrérie de Pirates du Caquelon s’est-elle évanouie ?

 Fidèle à la tradition j’embarquais à bord de mon fidèle sloop le Céline II le premier samedi d'octobre, dernier du millénaire. Un vent portant m'amena à la hauteur du moulin de Rivaz, puis des brises capricieuses, nécessitant de nombreux changements d'amure me conduisirent au travers du château de Chillon. Là, Dame Eole s’évanouit et dû faire appel à Sieur Volvo pour atteindre l'embouchure cachée du canal secret conduisant au repère de la Confrérie. Je parcourus les quelques encablures conduisant au lac intérieur, seul au milieu de la jungle peuplée d'oiseaux migrateurs. Arrivé à notre boucan je constatais que j'étais le premier. Je jetais une ancre de poupe et m'amarrais en double à l'arbre séculaire dont le tronc marqué témoigne des nombreux mouillages forains effectués par la Confrérie. Le soleil étant encore haut, j'entrepris une sieste qui m'amena au crépuscule. Force fût de constater que j'étais toujours seul. Très dépité, je fis la traditionnelle fondue à bord dans une casserole et m'enivrais copieusement, en bon pirate qui se respecte. Au matin, sous une pluie battante, j'ouvris la séance dans le carré du Céline II et pris au nom de Confrérie les décisions suivantes :

 

1                   Versais à la caisse du bord les vingt ducats de l'obole annuelle

2                   Condamnais chaque pirate absent me verser une caisse  du meilleur vin au fur et à mesure de mes besoins.

 

La dessus je bus à la santé de la Confrérie et entamais te périple du retour. Larguer l’amarre avant et lever l'ancre se fit sans problème, bien à l'abris de la jungle épaisse qui entoure le lagon. A la sortie du chenal nous fûmes assaillis par un vent violent et une houle importante, toujours sous une pluie battante. Néanmoins je fis établir un foc et la grand voile, qui nous permirent d’avancer jusqu'à la hauteur de Saint Gingolf où un grain violent nous obligea à réduire complètement la toile et à avancer grâce au fidèle Volvo. Je persuadais Autohelm de prendre la barre jusqu’à ma base, pendant que votre serviteur lisais dans le carré, buvais force verres, tout en jetant de temps en temps un coup d'oeil sur les flots déchaînés mais libre de tout ennemi.

 

L’état de la présente missive témoigne de la violence des éléments.

 

Le capitaine du Céline II

Pirate du Caquelon

 


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Dernière modification : 03 sept. 2009